L’ÉROSION DANS LE DÉTAIL
Des géants fragiles de 150 mètres
Il y a environ 5 000 ans, la mer est arrivée à son niveau actuel. Elle a commencé à éroder notre côte et formé les falaises actuelles.
Les falaises reculent peu à peu, laissant à leur pied une énorme surface appelée plateforme d’abrasion qui n’est visible qu’à marée basse.
FLYSCH = glisser
Le terme FLYSCH vient d’un mot allemand qui signifie « glisser ».
Et le flysch de Geoparkea mérite bien son nom. Qui plus est, cette matière particulièrement instable affleure dans une position quasiment verticale. Les strates les plus tendres sont facilement érodées et les plus dures glissent vers le bas de la pente aussi facilement que s’il s’agissait de pâte feuilletée.
(Dessin 1)
- Éboulements
- Plage de galets
- Marée haute
- Érosion
(Dessin 2)
- Recul
- Falaises
- Marée basse
- Plateformes d’abrasion
- Pendant les tempêtes, la mer cantabrique frappe les falaises avec force.
- La base des falaises s’érode, dessinant des formes capricieuses, et sape les couches du flysch.
- La pluie joue également un rôle majeur en s’infiltrant depuis le haut, ce qui augmente la charge et diminue la cohésion du flysch. Le flysch glisse et s’effondre.
- Tous les ans, des mètres cubes de roches tombent ou bougent sur les falaises du flysch. C’est un paysage dynamique et mouvant.
- Les blocs tombés s’arrondissent rapidement et les vagues les entraînent sur la plateforme littorale, accroissant encore la puissance de l’abrasion.
- Lorsqu’une fissure existe, l’action de l’érosion est rapide et crée des cavités pouvant atteindre 30 m de profondeur, comme les grottes de la plage d’Itzurun où le flysch nous montre ses entrailles.
- Les petites cascades qui tombent des falaises sont clairement la preuve de leur recul rapide, ou du moins, plus rapide que la capacité d’érosion des fleuves qui ont formé la vallée.
- Le plateau littoral est l’empreinte parfaite du recul des falaises.