LA GRANDE EXTINCTION À ZUMAIA
Une page sombre de l’histoire du flysch
Il se trouve dans la baie d’Algorri, est de couleur noire, et son épaisseur ne dépasse pas 2 mm, mais il conserve les traces d’une des plus grandes extinctions de l’histoire de la vie. Ce niveau a été essentiel pour formuler la théorie de l’impact, en 1980. Depuis lors, c’est l’un des affleurements K/Pg les plus visités et les plus étudiés au monde.
Plus de 80 % des fossiles marins disparurent sous cette couche d’argile noire qui coïncide avec une concentration très élevée d’iridium. C’est la clé. Cet élément est très rare sur Terre, mais assez courant dans certains types de météorites.
Anomalie de l’iridium
Concentration d’iridium
La couche noire :
Les indices
- Forte concentration d’iridium
- Cristaux sphériques riches en nickel
- Suie
- Disparition de 70 % des fossiles
Que s’est-il passé ?
- Impact météoritique au Yucatan
- Pluie de particules fondues
- Grands incendies
- La grande extinction
L’extinction au microscope
Si nous observons la couche d’argile noire de Zumaia au microscope, nous pouvons voir de petites sphères d’environ 1 mm de diamètre. On les appelle des micro sphérules. Elles ont été produites par le refroidissement et la condensation du grand nuage qui a suivi l’impact de Chicxulub.
Micro sphérule
On retrouve parfois ces formes sphériques à des milliers de kilomètres du point d’impact. Leur structure interne est vitreuse. Elles se forment sous l’effet d’un refroidissement rapide et d’une cristallisation soudaine.